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Une manifestation de paysans, un match de football, un père qui meurt, une ferme collective, un projet de site d’enfouissement, une lutte contre l’implantation d’une prison, un héritage agricole, des coopératives paysannes, un habitat partagé… et quelques autres pas de côté le long de la diagonale du vide.

 Nous avons recueilli des histoire personnel et des témoignages. Nous avons cherché à les relier. Parfois, ça résistait. mais c’est souvent dans les résistances que quelque chose se tricote. Composer un spectacle, c’est faire dialoguer les tensions. Peut-être en va-t-il aussi de notre manière d’être ensemble.

En ces temps où les fossés entre les uns et les autres semblent se creuser toujours davantage, il nous semblait urgent de faire du théâtre un espace où les tensions puissent se dire, se confronter, et nous rappeler que composer est peut-être aussi un art de vivre.

 

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Autant d’étapes où se tissent des correspondances.           

Le voyage devient un trait d’union : une manière de penser, de chercher, de relier des territoires et des paroles.

Une mise en mouvement de la pensée.

Il devient la carte sensible du projet, une géographie intime et politique.

C’est ce fil que le spectacle suivra : non pas une intrigue, mais une cartographie du mouvement qui relie les archipels, des îlots de sens.

On pétrit ensemble nos histoires intimes et celles des autres, ceux que l’on rencontre, des histoires de territoires, des récits collectifs. 

Entre deux dates de spectacle, Max retourne à la Bouteillerie, son habitat groupé.

Il y retrouve d’autres chantiers : le toit, la chambre de sa fille, la gouvernance du collectif.

Et pendant ce temps, son père s’éteint dans le Jura.

Entre les routes, les mondes, des façons d’habiter la terre, les liens se tissent.

Le voyage devient alors un va-et-vient entre le nord et le sud, l’est et l’ouest, entre les vivants et les morts, entre la             ferme qui  se meurt et celle qui renaît ailleurs.

                  Ce fil, c’est celui du spectacle et des                                                     collectifs rencontrés. 

Tout commence sur la route. Dans le camion, pendant la tournée du Grand Écart. Entre deux dates, deux villes, deux représentations.

Max, le comédien au volant et Jean-Charles, le metteur en scène sur le siège passager. Des kilomètres avalés, des silences, des blagues, des nouvelles échangées. Et, quelque part entre un rond-point et un péage, l’idée d’un nouveau spectacle : Tout naît pas fini. 

On sillonne la France, une France rebelle de pancartes retournées.

Dans le camion, la radio crache des nouvelles.

On va à la rencontre de paysans, d’habitants, de collectifs, d’utopies fragiles.

                                    On s’arrête dans des fermes, dans des                                             lieux culturels, dans des cuisines. 

                                            Chaque halte devient un fragment                                                  de récit :

                                              Bure, Sainte Luce, la Bouteillerie,                                                  la Maison dans laquelle, des lieux                                         où nous avons joué.

                                                                                                             

Nous voulions que ce nouveau spectacle prolonge Le Grand Écart, à la manière d’un rejet qui se met à pousser sur une souche que l’on croyait morte. 

Il s’attache à rendre visibles les processus : celui de la création mais aussi ceux qui permettent à un collectif, à une idée, à une communauté d’advenir.

C’est cela, sans doute, que Tout naît pas fini cherche à capter :  le moment où quelque chose se met à exister - sans être encore achevé.

​​

L'entre d'eux

Un vide qui invite à composer. C’est là que ça se passe.

C’est une route, un gué, une chambre en travaux.

Un lieu où l’on accepte de ne pas choisir trop vite, où l’on apprend à regarder ce qui naît, ce qui hésite, ce qui tremble.

Nous aimons cet endroit parce qu’il rend visible le mouvement des choses avant leur forme.

C’est là que se fabrique notre théâtre : dans les espaces de passage, les zones de trouble, les moments suspendus.

L’entre-deux, c’est aussi le lieu du collectif : personne n’y détient la vérité, chacun y apporte un morceau du puzzle.

C’est un espace de négociation, d’ajustement, d’invention partagée.

Un lieu où le désaccord n’est pas une menace, mais une chance de déplacement.

Dans notre travail, l’entre-deux devient une esthétique autant qu’une éthique.

Distribution:

Mise en scène :

Jean-Charles Thomas
Jeu :

Max Bouvard, Fred Fruchart

Musique : Fred Fruchard

Décors : Eric Bézy

L’entre-deux

Entre le père et le fils 

Entre la naissance et la mort. 

Entre une ferme qui s’éteint et un habitat collectif qui s’invente

Entre le je et le nous

Entre deux mots

Entre la fin d’un spectacle et le début d’un autre

Entre le metteur en scène et le comédien

Entre la fiction et le réel

Entre le théâtre et le documentaire. ​

L’ entre-deux comme une charnière

qui permet à une porte de s’ouvrir.

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Spectacle produit par la Compagnie Gravitation et coproduit par la Région Bourgogne Franche-Comté // ACB, scène nationale Bar le Duc (55) // Le Luisant, Germigny l’exempt (18) // Le Carroi, Menetou-Salon (72) // La Transverse, Corbigny (58)

Dossier Tout nait pas fini

Tout nait pas fini

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