Ligne de partages

Un projet franco-suisse

L’équipe du projet est construite à dessein de manière transfrontalière et multidisciplinaire. Elle propose un équilibre fécond entre des complicités établies et la richesse de nouvelles collaborations.

 

Le projet est porté par  Vivre la Frontière (VLF), une association fondée pour promouvoir la recherche-action artistique autour des tensions, des revendications et des formes de coopération qui caractérisent l'Arc jurassien, dans l'histoire et aujourd'hui. VLF a comme objectif la création d'un programme d'événements culturels portant sur la frontière franco-suisse et sur la diversité des trajectoires et des positionnements de ses différentes régions et zones de contact. L'association est fondée sous droit suisse, et soutenue par un groupe de suivi composé de personnalités actives dans les cantons de Berne, du Jura, de Neuchâtel et de Vaud

Nous proposons de construire une exploration artistique de différentes manières de vivre la frontière franco-suisse dans l’arc jurassien. Cet objectif se matérialisera progressivement au travers d’une mosaïque de témoignages filmés, d’une mise en images et en musique, et d’évènements théâtralisés participatifs.

 

L’équipe propose de créer une succession d’espaces de rencontre faisant émerger des lieux d’imaginaire où l’expérience de chacun se rejoue de façon poétique. La démarche donne à voir un écosystème humain en mouvement, avec sa panoplie de tensions et de possibles.

 

Notre approche permet d’explorer divers « usages » de la frontière, mais aussi d’exprimer des ressentis autant que des désirs, des peurs ou des visions.

 

Elle permet une déconstruction pour mieux se projeter dans un futur qui relie, et offre un outil riche et évolutif pour une approche concrète du vivre-ensemble.

 

Notre démarche se déploie sur le long terme. Chaque étape a néanmoins son autonomie et sa finalité propre. Ce dossier présente en détail la première phase du projet et donne à voir le cheminement qui suivra. Chaque phase du projet fera l’objet de demandes de financement séparées.

 Préambule :

le projet en un coup d’œil

Partenariat

Ligne de partages s’inscrit dans un double jumelage franco-suisse, entre artistes et chercheurs. Depuis le début du projet, l’équipe artistique et l’équipe scientifique travaillent de pair, dans une démarche qui se veut symétrique : le travail de théorisation ne vient pas après ou en surplomb du travail artistique, mais au contraire nourrit tout le processus de création, même si ce sera principalement à l’équipe artistique de porter la première phase du projet. Par la même logique, le travail scientifique est nourri et ancré empiriquement à travers les expériences de création collaborative menées par l’équipe artistique pendant la phase 1.

Les organismes suivants soutiennent également notre démarche : 

Pour l’équipe artistique :

 

 

Pour l’équipe scientifique :

 

  • Ellen Hertz de l’Université de Neuchâtel / Institut d’ethnologie et MAPS / Théâtre de la Connaissance ;

  • Alexandre Moine et Christian Guinchard de l’Université de Franche-Comté, Laboratoire de géographie / ThéMA UMR 6049 CNRS et laboratoire de sociologie / LASA EA 3189 CNRS.

Un terreau d'expériences fertiles

De son côté, Jean-Charles mène depuis 10 ans un projet de coopération culturelle en milieu rural : la Fruitière culturelle, sur le modèle des fruitières à Comté. Là où les paysans amènent leur lait à la fruitière pour faire du fromage, il propose à chacun d’apporter ses expériences et ses savoir-faire pour faire culture. C’est autour de ce projet qu’il a fait la connaissance d’Alexandre, avec lequel il collabore depuis 3 ans dans le cadre de Zones Optimum de Bonheur qui mettent en lumière des territoires de façon aussi bien géographique que poétique. Dans ce projet, il croise son savoir-faire théâtral et son expérience dans le domaine de l’action culturelle avec celle de Mehmet qui vient du monde du documentaire.

 

C’est Hubert qui a mis Nicolas et Jean-Charles en contact, ce qui a permis de développer le présent projet.

Ces collaborations, de chaque côté de la frontière, ont une histoire

Nicolas travaille depuis le début des années 2000 sur des projets qui fusionnent recherches ethnologiques et création artistique (théâtre, performance, film, expositions). Dans ce cadre, il collabore régulièrement avec Ellen. Ellen et Nicolas ont notamment mis sur pied le projet Territoire, un projet de longue haleine (2015-2018) combinant recherche multidisciplinaire, intervention communautaire et théâtre. Territoire était soutenue par le Fonds national suisse de la recherche scientifique et co-produit par l’Université de Neuchâtel, dans le cadre de son programme « Théâtre de la connaissance ». Le projet a impliqué de nombreux acteurs sociaux, politiques, institutionnels et associatifs.

La frontière comme territoire

Dans ce projet, il s'agira de questionner ce qui sépare deux territoires, la frontière, mais aussi la manière dont elle les relie, dont elle met en jeu des écarts institutionnels et des diversités de points de vue, de vivre et d’agir. La frontière, en même temps qu'elle sépare culturellement, économiquement et politiquement, produit des relations, des échanges eux aussi culturels, économiques et politiques. Les phénomènes d’échange ont lieu non seulement en dépit des différences (arbitraires) que la frontière institue entre territoires mais aussi, et parfois surtout, grâce à ces différences.  

 

Questionner la frontière nous oblige à mettre en miroir deux territoires et à explorer l’idée qu’il en existe peut-être un troisième, qui les relierait en s’y superposant en filigrane.

 

La frontière alors ne serait pas qu’une simple ligne, mais également l’épicentre d’un territoire transfrontalier, avec ses usages, pratiques, imaginaires, valeurs et enjeux spécifiques (évidemment pluriels, et potentiellement contestés). Ce territoire transfrontalier représente le point focal de nos investigations et de nos interventions.

Nous partons également à la recherche de spécificités culturelles, sociales et politiques.

Quelles dynamiques sont à l’œuvre d'un côté et de l'autre de la frontière ? Dans quels contextes ? Quelles identités se construisent en miroir ?

Qu'en est-il de nos altérités ? Existe-t-il des particularismes locaux dans cet espace transfrontalier ? 

Nous explorons aussi d’autres frontières, symboliques et sociales : entre classes, entre espaces privés et vie publique, par exemple. Pour nous guider dans nos explorations, nous recherchons le sentiment d’étonnement poétique, sociologique ou humoristique qui permet de restituer le familier avec un regard légèrement décalé, propice à faire émerger des émotions et des prises de conscience. Nous ne recherchons par contre pas à faire du voyeurisme social, dont nous nous méfions.

L’équipe et la méthode que nous déployons jouent, elles aussi, avec différentes frontières : entre disciplines artistiques (théâtre, film, happening), entre art et sciences sociales, entre différentes sciences sociales, entre création et action culturelle. Finalement, précisons que pour chaque membre de l’équipe, la frontière représente un thème d’intérêt et d’inspiration investi de différentes manières, bien en amont du présent projet.

Ligne de partages – Le cœur du projet

Un processus cumulatif

 

Le projet prendra la forme d’un cheminement doux, que nous souhaitons voir se prolonger sur plusieurs années. Il se construit en trois phases cumulatives, mais distinctes et autonomes. Cet étalement dans le temps est recherché, car il permet de s’immerger en profondeur dans le « terrain », et rend possible une hybridation féconde des différents savoir-faire au sein de l’équipe et au travers des collaborations que nous souhaitons développer localement.

 

La première phase du projet est très importante pour nourrir les phases suivantes, notamment pour tisser les collaborations locales et pour développer avec l’ensemble des partenaires un programme d’action-recherche artistique et scientifique de plus grande envergure passant par des fonds européens (notamment Interreg VI). 

Un mariage ludique entre fiction et documentaire

Dans ce second volet (que nous prévoyons de commencer en 2022), nous prendrons appui sur les témoignages filmés et les thèmes recueillis pour imaginer des séquences fictionnelles dans lesquels les habitants joueront en tant qu’acteurs. Ces petites fictions mettront en jeu les compétences artistiques et les forces vives des territoires avec lesquelles nous aurons tissé des liens durant la phase 1.

Phase 2

La forme

Nous continuerons à utiliser la vidéo, mais d’une manière plus libre et décalée que durant la phase 1.

Nous développerons des actions de type théâtre de rue / in situ, qui seront filmées. En guise d’exemples, nous imaginons une fanfare de fortune qui parcourt le tracé de la frontière, une incursion du roi des Suisses (un personnage de Plonk et Replonk) en terres françaises, des interventions le long des embouteillages de frontalières / frontaliers.

 

Nous visons à construire des objets ludiques et surprenants, mais qui font toujours également réfléchir. A ce titre, la vidéo permet une souplesse de travail plus grande que le théâtre. Ces petits projets permettent d’approfondir les rencontres, de découvrir en pratique les différentes compétences artistiques locales et de commencer à développer un langage créatif commun. Ils permettent aussi de créer autant de petits films simples à diffuser et à valoriser.

Une agora scientifique, poétique et burlesque

 

Les différents événements filmés viendront fusionner avec les matériaux intimes collectés précédemment. Les portraits en profondeur permettent de sentir le caractère poétique et émotionnel de la complexité. Les séquences fictionnelles, elles, proposent un regard décalé sur nos différences supposées ou réelles.

 

L’art du montage et de la mise en scène permet des juxtapositions surprenantes, des contrastes forts et des contrepieds potentiellement déclencheurs de prises de conscience. Par un jeu de résonances ou simplement par de petits déplacements, en jouant comme au billard sur les bandes et des percussions successives, nous déjouons les scénarios simplistes. Nous ouvrons d’autres imaginaires et utilisons l’humour pour désenclaver les stéréotypes et créer de la profondeur.

 

Sur le modèle du Théâtre de la connaissance, un volet plus explicitement scientifique sera également mis sur pied, combinant recherche originale et forums de réflexion participatifs autour des films réalisés

 Jouer avec les stéréotypes pour mieux les dépasser

 

Cette partie du projet se situe dans une dimension volontairement plus artistique, participative et ludique. Elle propose une façon de s’amuser ensemble avec les regards que les uns portent sur les autres et les images qui y sont attachées. Nous ne craignons pas d’intégrer à une prospection artistique ce qui relève de l'évidence, de l’image d’Épinal, ou du stéréotype. Dans le cadre des rapports transfrontaliers, il en existe de très tenaces, parfois politiquement instrumentalisés.

 

Nous partons du postulat que les stéréotypes nous apprennent plus de celui qui le véhicule que de celui qu'il est censé dépeindre. L'idée n’est pas de mordre à leur hameçon, pas plus que d’essayer de les annuler (ce qui serait impossible), mais de jouer avec dans une galerie de miroirs qui sert de marchepied vers une connaissance de l’Autre plus complexe et nuancée.  Afin d’échapper à leurs dangers et limites, nous chercherons des angles d’approche qui les éclairent de manière inattendue. Nous nous associerons pour ce faire à Plonk et Replonk, des experts en détournement de stéréotypes. Par ailleurs, Nicolas et Ellen ont déjà mobilisé cette démarche avec succès lors du projet Théâtre de la Connaissance / Territoire.

Représentation finale

 

Une présentation viendra clore cette phase du projet. Les séquences filmées seront enchâssées dans une mise en scène qui forme un objet hybride, dans lequel se mêle théâtre, vidéo, musique, chant et interventions publiques. Les comédiens interagissent avec les images projetées, des éléments du film se retrouvent sur scène, un musicien accompagne le film avec des compositions qui sont jouées en direct avec des musiciens locaux, des refrains sont repris par des chanteurs amateurs disséminés dans le public. Cette approche s’inspire de l’approche utilisée avec succès depuis 10 ans par la Cie Gravitation et son projet de Fruitière culturelle.

Lors des forums, l’équipe rassemble un parterre d’acteurs sociaux touchés de près par les enjeux soulevés par le vivre-ensemble frontalier, dans des configurations précises et ancrées, territorialement et empiriquement. Se servant des ressorts de la dramaturgie pensés en amont par l’équipe artistique, l’équipe scientifique présente des « thèses » à débattre avec l’ensemble des parti-prenants à l’expérience. Les connaissances sur les dynamiques frontalières sont ainsi élaborées ensemble, chacun-e apportant son point de vue, ses expériences et ses tentatives de généralisation à la discussion commune. Dans notre expérience, cette manière de faire permet de créer en même temps un sentiment de proximité avec les intérêts territoriaux et sociaux en jeu, et une prise de distance qui permet de percevoir ces enjeux autrement, de manière plus détendue et plus constructive.

 

Les informations et les connaissances qui seront recueillies nourriront alors des réflexions destinées à comprendre sur quels ressorts ancrer le vivre ensemble dans la perspective d’une approche systémique du territoire où les représentations sont le pivot des interactions entre perception/action au sein de l’espace géographique transfrontalier.

Commençant en 2021, la phase 1 propose une première étape qui prend place dans deux espaces transfrontaliers importants de l’Arc jurassien : d’une part Belfort/Montbéliard–Jura suisse, d’autre part Morteau–La Chaux de fonds–Le Locle. Dans cette première phase, nous voulons arpenter la frontière, nous laisser dériver au fils des rencontres et nous ouvrir à l’inattendu, condition de toute découverte.

 

Mode d’emploi

 

Nous commençons par établir localement des partenariats avec des associations et / ou pouvoirs publics que notre démarche intéresse sur le long terme, des deux côtés de la frontière. Jean-Charles et Nicolas cherchent également un lieu d’accueil pour leurs immersions, qui durent environ deux semaines chacune. Nous établissons le calendrier pour chaque immersion avec le lieu d’accueil et les partenaires locaux.

Immersions et tissage de partenariats  

Phase 1

Au fil des interviews, nous faisons rebondir la vision des uns sur les autres et creusons notre sillon interprétatif.

 

Les personnes que nous choisissons de filmer évoluent dans des réalités différentes. Nous jouons sur les âges, les milieux d’appartenance, les activités dans lesquels les personnes s’inscrivent, les lieux où ils vivent, où ils travaillent, où ils consomment, leurs loisirs.

 

Zone optimum de Bonheur / Parc Naturel Régional du haut Jura / Compagnie Gravitation

 

Nous constituons une palette de couleurs originelles qui nous permettra de dépeindre les pratiques transfrontalières dans une pluralité de tons.  Nous faisons le choix d’une approche qui part de l’individu, avec son histoire personnelle, pour arriver aux processus collectifs par juxtaposition, montage et mise en scène. Ce sont des histoires particulières que nous explorons en premier lieu.

 

Nous préférons situer les expériences transfrontalières dans des dynamiques plus larges, sans forcer leur présence dans notre travail. Nous cherchons ainsi à saisir la place de la frontière et des activités transfrontalières dans la vie des gens, sans donner l’impression qu’elle se résume à cela.

La veillée

La forme dramaturgique de ces veillées dépendra de ce que nous aurons fait émerger et ressenti sur place.

  • Les séquences projetées servent comme déclencheur et ouvrent sur des échanges participatifs.

  • Des chansons écrites pour l’occasion viennent ponctuer le déroulement de la soirée et dialoguent avec les séquences projetées de manière à créer un décalage poétique. Un acteur / chanteur / trickster anime la soirée et génère de la participation interactive avec le public. La mise en scène de la soirée se fait idéalement avec la participation d’associations locales, par exemple une chorale, ce qui permet de déployer les chansons interactivement avec le public.

  • L’orchestration artistique des témoignages ainsi que la mise en scène de la soirée ont pour but de permettre aux participant-e-s de l’enquête et au public de se décentrer, de prendre conscience de l’autre de manière renouvelée et de sentir les interdépendances au-delà des différences dans la diversité des dynamiques et des espaces transfrontaliers.

Cheminer

 

Notre cheminement se veut fondamentalement bienveillant :

la recherche de ce qui fait le vivre ensemble, d’utopies individuelles ou collectives qui passent par les expériences et les passions qui animent les individus que nous rencontrons. Cela nous permet d’accompagner chaque personne que nous interrogeons dans son univers, le plus loin possible, afin que son témoignage devienne une exploration personnelle et intime. La bienveillance est une posture qui n’empêche pas de rentrer dans la complexité, les enjeux ou les tensions.

 

Une fois la phase de collecte bouclée, Jean-Charles, Mehmet et Nicolas prennent du recul et réfléchissent avec Alexandre, Christian et Ellen sur les éléments filmés. L’équipe artistique travaille ensuite quelques jours sur le montage des images et sur la préparation de la « veillée » collective qui conclut chacune des deux étapes de ce premier projet.

L’enquête

 

En lien avec les structures partenaires, nous réunissons un petit groupe de personnes qui seront les premiers ambassadeurs du projet. Inspirés par la méthodologie développée au travers des Zones optimum de bonheur, Jean-Charles, Mehmet et Nicolas construisent progressivement un casting évolutif et établissent un plan de tournage avec les personnes suggérées par les ambassadeurs.

 

L’enquête commence, en agissant comme un bain photographique ; au fur et à mesure des rencontres, une image se révèle. D’une rencontre à une autre nous percevons des écarts qui suscitent chez nous de nouvelles questions.

 

Au travers de portraits et d’autres séquences filmées, nous nous intéressons aux déplacements non seulement physiques mais également mentaux.

 

Qu'est ce qui change lorsque je me déplace ?

 Qu'est-ce que je prends de l'autre, comment il déteint sur moi, comment il perturbe mes habitudes de pensée ?

Zone optimum de Bonheur / Parc Naturel Régional du haut Jura / Compagnie Gravitation

 

Qu'est-ce que j’apporte et qu’est-ce que je change chez l’autre ?

Retour aux planches

Phase 3

Dans cette troisième phase (que nous imaginons entre 2024-2025), l’ambition est de revenir à l’écriture dramatique et à la mise en scène pour monter une pièce de théâtre originale, destinée à tourner aussi largement que possible dans l’Arc jurassien franco-suisse et au-delà.

 

 

Territoire / Théâtre de la connaissance / texte et co-mise en scène Nicolas Yazgi

Les matériaux précédemment générés seront d’abord revisités par l’ensemble de l’équipe artistique et scientifique, avant d’être distillés pour la conception de la pièce. La pièce représentera une synthèse du parcours, la rencontre d’un processus d’action culturelle à haute valeur démocratique et d’un processus de création prenant appui sur des résultats de l’agora scientifique décrit ci-dessus.

Coda : Vivre - et créer - ensemble 

Notre démarche offre un outil original pour travailler la question du vivre-ensemble. Nous ne cherchons cependant pas à construire une thèse ou une suite de recettes programmatiques pour le « bien » vivre-ensemble. Le vivre-ensemble n’a rien d’évident, il ne suffit pas de le décréter pour qu’il se produise. Nous ne cherchons pas des choses révolutionnaires ou grandioses, mais plutôt ce qui prend vie au travers des personnes qui vivent la frontière, chacune à sa manière, et comment tout cela s’orchestre et “fait société”.

 

L’ensemble du projet propose un processus participatif permettant de générer et/ou de fortifier une multitude de liens. Il permet de sortir d’une dynamique artistique classique (et unilatérale) et de lui substituer une dynamique coopérative d’action culturelle. Il traduit notre volonté forte de créer des passerelles entre différents lieux, publics et milieux par le biais de la culture, des arts et du théâtre.

 

Ligne de partages s’inscrit donc non seulement dans une visée artistico-scientifique mais exprime aussi et       surtout une aspiration culturelle, sociale et citoyenne.