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Ahh, Pierrefitte. Ca restera vraiment un bon souvenir. D'abord, ce sont les gens du village du même nom qui organisent le festival Ma rue prend l'aire. Ils sont tous programateurs amateurs... et ça fait du bien. Au niveau de l'accueil, ça se sent. On arrive la veille, et là, on retrouve les copains. Martin et Céline qui présentent une sorte de concert rock mélé de leur quotidien. Ca se passe dans leur roulotte.Les chansons ont été construites à partir d'interviews qu'ils ont fait dans les bleds autour. C'est tendre, émouvant et très humain. Attention, je ne dis pas ça parce que c'est des potes. On mange tous ensemble dans une immense grange. Il doit bien y avoir 400 personnes. On y retrouve aussi Pascal Rome et les amis de Volubilis, puis on est répartis dans des maisons. On logera chez l'habitant. Je me retrouve avec Cécile et Maryse chez des gens très accueillants. Leur maison est splendide même s'il y règne un bordel que j'ai rarement vu. Je dors mal, ma chambre donne sur celle de Cécile qui elle-même dort avec la maman de la dame qui nous accueille. Je ne sais pas ce qu'elles ont fait, mais j'ai entendu le parquet grincer toute la nuit. Enfin, bref. Le festival ne dure qu'un jour et il y vient plus de 5000 personnes. Impressionant pour un si p'tit bled. On joue deux fois dans une toute petit grange. Je suis surpris de voir une queue d'au moins 200 personnes 5 minutes avant la représentation. C'est très stimulant. Du coup, je ne sais pas si c'est lié, mais tout le monde joue bien, juste. Un vrai bonheur. A la deuxième représentation, on refuse du monde. Celle-là ne souffre pas trop du syndrome de la deuxième, même si elle est quand même un peu moins bonne. Les gens sont contents, nous aussi. Un vrai partage. Et c'est avec regret qu'on plie bagage. Cécile nous fait la gueule parce qu'on part trop tôt et qu'elle s'est fait une copine. C'est décidé, elle lui écrira. Pierrefitte, moi j'y retourne quand ils veulent. |
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